
Drapeau « Cœur Sacré de Jésus Espoir et Salut de la France »

Parce qu'elle n'est ni laïque, ni républicaine, la seule vraie France, la France Chrétienne renaîtra !

La Résurrection de Notre Bien-Aimé Sauveur représentée sur des images pieuses, des gravures, des cartes postales,… Cliquez sur la première image pour l’agrandir, et ensuite faites défiler.






























































Mon Père, Je m'abandonne à Toi, Fais de moi ce qu'il te plaira. Quoi que tu fasse de moi, je te remercie. Je suis prêt à tout, j'accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes créatures, je ne désire rien d'autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre vos mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon cœur, parce que je t'aime, et que ce m'est un besoin d'amour de me donner, de me remettre entre tes mains sans mesure, avec une infinie confiance, Car Tu es mon Père. Saint Charles de Foucauld (1858-1916).

Scapulaire de l’Apostolat du Cœur de Jésus. Que Votre Règne Arrive.
L’Apostolat du Sacré Cœur de Jésus, auquel ce petit livre convie avec vous tous les serviteurs les plus fervents de ce divin Cœur, n’est donc pas une œuvre nouvelle et différente de l’Apostolat de la Prière : c’est tout ensemble le principe et le complément de cette œuvre : le principe, puisque l’amour du Cœur de Jésus est l’unique source des prières faites pour la réalisation de ses miséricordieux desseins ; le complément, puisque ces prières ne peuvent manquer de faire croître dans les Cœurs chrétiens l’amour qui leur a donné naissance, et de les porter à un plus complet dévouement. De toutes les armes au moyen desquelles nous pouvons combattre pour le triomphe du Cœur de Jésus dans les cœurs des hommes, la prière est la plus efficace, et c’est aussi celle qui est le plus à la portée de tous ; mais elle n’est pas la seule ; de tous les liens qui peuvent unir nos cœurs à ce divin Cœur, la prière est un des plus puissants, mais il en est d’autres encore, qui, joints à celui-là, rendront notre union plus intime et plus féconde.
Si donc nous aimons sincèrement ce divin Cœur, nous ne saurions nous contenter d’unir nos prières aux siennes, et nos désirs à ses désirs : tout amour vrai aspire à prouver sa sincérité par les actes et par les sacrifices ; mais sa suprême aspiration et la preuve la plus indubitable de sa sincérité, c’est la donation entière de soi, ce dévouement sans réserve qui fait que le Cœur qui aime ne vit plus qu’en l’objet aimé.
N’est-ce pas ainsi que nous a aimés notre divin Sauveur ? N’a-t-il pas uni, pour nous sauver, l’apostolat de l’action et de la souffrance à l’apostolat de la prière ? Et par ce triple canal n’a-t-il pas répandu avec tant d’abondance dans notre cœur la vie de son divin Cœur, que nous ne formons plus avec lui qu’un même corps, et que nous n’avons plus qu’une même destinée ?
Mais s’il nous a aimés de la sorte, lui qui ne nous devait rien, comment pourrions-nous nous dispenser de le payer de retour ? Ne devons-nous pas travailler à sa gloire comme il a travaillé à notre salut par le triple apostolat de la prière, de l’action et du sacrifice ; et pouvons-nous nous reposer jusqu’à ce que nous soyons parvenus à réaliser en nous toutes les aspirations de son divin Cœur, à ne plus vivre qu’en lui et à ne plus faire qu’un avec lui ?
Si la plus grande partie des hommes méconnaît son amour, si la plus grande partie des chrétiens n’y répond, hélas! que par l’ingratitude, si un trop grand nombre de ceux qui font profession de le servir ne veulent l’aimer qu’avec mesure, nous, du moins, qui nous faisons gloire d’honorer le dévouement sans bornes de son divin Cœur, ne devons-nous pas nous efforcer de l’imiter ? N ‘est-il pas juste que dans le sacerdoce, dans l’état religieux, dans le monde même, il trouve un nombre toujours croissant d’âmes qui lui appartiennent tout entières, et qui, pour mieux accomplir tous ses desseins, s’unissent à lui et entre elles par les liens de la plus intime charité ?
Cet apostolat du dévouement, qui complète l’Apostolat de la Prière, complète également la dévotion au Cœur de Jésus. Qui ne voit que cette dévotion ne pourra porter tous ses fruits que lorsqu’elle aura obtenu des âmes qui la pratiquent cette donation entière d’elles-mêmes à Jésus-Christ et cette intime union entre elles, dont nous venons de tracer l’esquisse ?
Le Sauveur lui-même ne nous le fait-il pas assez comprendre dans cette admirable prière que nous pouvons regarder comme le testament de son Cœur ?
La veille de sa mort, au moment de faire à ses Apôtres ses derniers adieux, dans cette heure solennelle qui a séparé les deux grandes manifestations de son amour, à la sortie du Cénacle et à l’entrée de Gethsémani, lorsque, rappelant à son Père céleste les travaux endurés pour sa gloire, il résuma en une seule demande les fruits qu’il attendait de ces travaux et les souhaits qu’il formait pour ses frères, quel fut ce vœu suprême de son Cœur « Qu’ils soient un, comme vous, mon Père, êtes en moi et moi en vous, qu’eux aussi soient un en nous, afin que le monde croie que c’est vous qui m’avez envoyé. »
Cette unité parfaite de tous les vrais serviteurs de Jésus-Christ, avec lui d’abord et par lui entre eux, ce don de nous-même qui nous fera vivre pour Jésus-Christ, comme Jésus-Christ vit pour son Père, cette communauté de tendances et d’action qui résulte nécessairement de la communauté de désirs et de prières, voilà ce que nous nommons l’Apostolat du Cœur de Jésus.
Comment ne pas reconnaître à ces traits la dévotion de ce divin Cœur dans son expression la plus complète !
Un grand Évêque de nos jours a admirablement caractérisé cette dévotion quand il l’a nommée la quintessence de la religion. La religion, en effet, suivant la parole du Sauveur lui-même, se résume dans les deux grands préceptes de la charité : l’amour souverain de Dieu et l’amour du prochain pour Dieu. La dévotion au Cœur de Jésus nous offre dans ce divin Cœur le symbole le plus touchant, le modèle le plus parfait, et la source toujours féconde de ce double amour ; nous ne pourrons donc recueillir tous les avantages qu’elle nous offre qu’autant que nous saurons y trouver, non-seulement un lien puissant pour nous unir à Dieu, mais encore un lien également puissant pour nous unir en Dieu avec nos frères.
C’est sous ce double aspect que nous allons considérer cette dévotion dans les pages suivantes. Ainsi envisagée, elle ne s’offre pas seulement aux chrétiens isolés, comme l’exercice le plus propre à les sanctifier ; mais elle s’offre encore à toutes les associations pieuses comme l’idéal qu’elles doivent toutes s’efforcer d’atteindre ; et elle leur garantit une vie, une paix, une force et une fécondité d’autant plus grandes qu’elles se rapprocheront davantage de ce divin idéal. Quand la Bienheureuse Marguerite-Marie affirmait que l’établissement de cette dévotion dans les communautés religieuses suffirait pour ramener la ferveur dans celles où elle serait attiédie, et pour porter au plus haut degré de sainteté les communautés déjà ferventes, elle l’envisageait évidemment sous son double aspect. Nous pouvons donc espérer que si nous parvenons à la comprendre, et surtout à la pratiquer de la sorte, elle réalisera en nous, et par nous dans les âmes soumises à notre influence, les magnifiques promesses qui lui ont été faites.
Nous pouvons espérer plus encore : Jésus-Christ, nous le savons, a révélé, il y a bien des siècles, à sainte Gertrude, que la manifestation des richesses de son Cœur était réservée à ces derniers âges comme un remède suprême destiné à rendre la chaleur et la vie à la société glacée par l’indifférence et affaiblie par la mollesse. La divine bonté ne pouvait, en effet, opposer un remède plus efficace aux ravages de l’égoïsme et du sensualisme qu’une révélation plus éclatante de l’amour si tendre et si généreux du Cœur de Jésus.
Mais ne nous est-il pas permis de croire que l’heure approche où ces consolantes prédictions doivent s’accomplir ? Le mal n’est-il pas ‘assez grand pour que le divin remède fasse éclater sa toute-puissante efficacité ? L’obscurcissement de la foi dans les intelligences et le refroidissement de la charité dans les cœurs n’ont-ils pas atteint leurs dernières limites ? Et, d’un autre côté, la béatification de Marguerite-Marie et l’établissement universel de la fête du Cœur de Jésus n’ont-ils pas complété la manifestation de ce divin Cœur ?
Oui, il nous est permis d’espérer que ce divin soleil pleinement levé sur notre horizon ne tardera pas à nous faire sentir ses bienfaisantes influences. Le feu divin que le Cœur de Jésus est venu répandre sur la terre finira bien par l’embraser de sa chaleur ; mais, comprenons-le bien, ces résultats seront d’autant plus rapides et d’autant plus complets que le Cœur de Jésus trouvera, en plus grand nombre, dans tous les rangs de la société, des instruments dociles par lesquels il puisse réaliser ses miséricordieux desseins.
Ce livre n’a pas d’autre but que de multiplier le nombre de ces apôtres du Cœur de Jésus, d’animer leur zèle et de leur faire connaître les conditions de leur glorieux apostolat. Ces conditions, nous les ramènerons à deux principales :
1° Nous unir intimement au Cœur de Jésus, et vivre de sa vie par l’échange sans cesse renouvelé de nos misères contre ses biens.
2° Nous unir intimement dans le Cœur de Jésus, comme Jésus est uni à son Père, par l’unité la plus parfaite de pensées, de sentiments et d’actions.
O bon Maître, n’est-ce pas là tout ce que vous désirez et ce que vous attendez de vos serviteurs ? Et si nous remplissons ces deux devoirs, chacun dans notre mesure, ne serons-nous pas vraiment les apôtres de votre Cœur ?
Faites donc luire à nos yeux votre lumière pour comprendre ; donnez à nos cœurs la force de vouloir et d’accomplir. Jamais nous n’eûmes un besoin plus pressant de votre secours que lorsque nous nous efforçons de sortir entièrement de nous-mêmes pour ne plus vivre qu’en vous.

300 j. ind .- Imprim. 2 juil. 1944, Card. Suhard.
O Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus qui, par votre zèle apostolique, avez mérité d’être proclamée Patronne spéciale de la France avec sa libératrice Sainte Jeanne d’Arc, usez de votre puissance d’intercession près du Sauveur Miséricordieux et de la Vierge Immaculée, Reine de France, afin que votre Patrie bien-aimée revienne à ses traditions séculaires de foi rayonnante. Obtenez-lui d’agir à nouveau et jusqu’à la fin des temps, en « Nation prédestinée, Fille Aînée de l’Église. »

Sacré-Cœur de Jésus, Que Votre Règne Arrive.
Gravure du XVIIIe siècle.
CŒUR SACRÉ DE JÉSUS, nous voici prosternés devant vous pour vous adorer, vous louer, vous remercier, réparer nos fautes passées et nous consacrer à votre amour.
Nous souvenant de vos divines promesses, nous osons vous dire avec la plus entière confiance:
Cœur de Jésus, donnez-nous tous les secours nécessaires à notre état.
Seigneur, nous nous l’avez promis.
Cœur de Jésus, mettez la paix dans nos familles.
Seigneur, vous nous l’avez promis.
Cœur de Jésus, bénissez les maisons où votre image est exposée et honorée.
Seigneur, vous nous l’avez promis.
Cœur de Jésus, soulagez-nous dans nos travaux et consolez-nous dans nos peines.
Seigneur, vous nous l’avez promis.
Cœur de Jésus, soyez notre asile assuré pendant la vie, mais surtout à la mort.
Seigneur, vous nous l’avez promis.
Cœur de Jésus, répandez d’abondantes bénédictions sur toutes nos entreprises.
Seigneur, vous nous l’avez promis.
Cœur de Jésus, soyez pour les pécheurs un océan de miséricorde.
Seigneur, vous nous l’avez promis.
Cœur de Jésus, rendez ferventes les âmes tièdes.
Seigneur, vous nous l’avez promis.
Cœur de Jésus, faites que les âmes ferventes fassent de rapides progrès dans la perfection.
Seigneur, vous nous l’avez promis.
Cœur de Jésus, accordez à ceux qui travaillent au salut des âmes, le don de toucher les cœurs les plus endurcis.
Seigneur, vous nous l’avez promis.
Cœur de Jésus, donnez à ceux qui communient sans interruption neuf premiers vendredis du mois, la grâce de la pénitence finale et de la réception des sacrements.
Seigneur, vous nous l’avez promis.
Cœur de Jésus, régnez malgré Satan et les efforts de vos ennemis.
Seigneur, vous nous l’avez promis.
Cœur de Jésus, gravez en vous à jamais le nom de ceux qui propagent votre dévotion.
Seigneur, vous nous l’avez promis.

Sainte Jeanne d’Arc Protégez la France
Détail d’une bannière de procession, début XXe siècle.
« Cette nation, Jeanne d’Arc l’aime d’un amour filial, très vif et très tendre, que nous allons étudier.
Le premier caractère de son patriotisme, le plus étrange, on pourrait dire le plus original, c’est le respect religieux qui l’inspire. Il y a là un phénomène mental d’une émouvante beauté et qui a cependant échappé à bien des écrivains peu initiés au monde surnaturel où se mouvait l’âme de Jeanne ; elle vénère la France.
Elle vénère la France comme une chose sacrée, une relique, un tabernacle où habite la divinité : c’est pour elle une terre sainte comme celle que foulèrent les pieds du Sauveur : c’est l’apanage particulier et le fief principal du Christ sur la terre. Pour elle, Jésus-Christ est le vrai roi de France. Charles VII n’est que le lieutenant de ce roi et il tient le royaume en commende. L’expression est neuve et profonde. Le mot de commende désignait un bien religieux, consacré au culte du Seigneur. Voilà en effet ce qu’est notre pays pour la Pucelle. Aussi elle n’en parle qu’avec un respect infini, avec un recueillement qui semble parfois confiner à l’extase. Elle l’appelle le noble royaume, le saint royaume.
Elle rêve pour lui un avenir grandiose. Elle le croit destiné à extirper l’erreur, à châtier les mécréants, tels que les Hussites d’Allemagne et les Musulmans de la Palestine, en un mot à faire régner Jésus-Christ sur la terre. Qui dira les visions splendides que le nom de France fait passer devant ses yeux ! Il importe de bien noter ce caractère absolument singulier de son patriotisme, cette haute idée qu’elle a de sa Patrie, cette vénération qu’elle lui porte. Il ne semble pas qu’aucun autre français ni même aucun autre saint ait eu ce sentiment, du moins au même degré. On comprend jusqu’où peut monter un pareil amour : rien ne lui est impossible. Il fera des miracles et il ira jusqu’au martyre.
Hélas ! cette patrie si belle et si aimée est bien malheureuse au XVe siècle. Elle gît à terre, poignardée par l’Anglais, perdant son sang par mille blessures : elle agonise, et le vent qui passe en sifflant sur les champs de bataille emporte ses râles vers les marches de Lorraine, où Jeanne à genoux les écoule en pleurant. Et voilà le second caractère du patriotisme de cette enfant : c’est sa douleur. Le vrai patriote souffre des épreuves de sa patrie plus que des siennes : il ne peut goûter ni joie ni repos tant quelle n’est pas délivrée. Il s’écrie avec les captifs qui suspendaient leurs lyres aux saules des fleuves de Babylone : « Comment pourrions-nous chanter en nous souvenant de tes malheurs, ô Sion !»
Quelle angoisse pour la pauvre enfant, quand un soldat arrive à franc étrier et, du haut de la selle, jette à la population des mots d’épouvante, la nouvelle des derniers désastres, des moissons brûlées, des paysans massacrés, des villes prises, des armées détruites !
Mais sa douleur ne l’abat pas : elle garde un invincible espoir ; c’est le troisième caractère de son patriotisme. Et comment pourrait-elle désespérer ? Des voix lui parlent dans le murmure du vent, dans le bruissement du feuillage, dans le silence des chapelles rustiques. Elles lui disent que la France est en grande pitié, mais qu’elle se relèvera ; que l’Anglais est bien insolent, mais qu’il sera vaincu ; et que c’est elle, la petite villageoise, qui sera l’instrument de celte délivrance.
Aussi elle part, l’âme illuminée d’espérance. Elle traverse une grande partie de la France, de Vaucouleurs à Chinon. Mais est-ce bien la France, celte terre désolée qui s’étend autour d’elle ? Est-ce bien la France, ces campagnes ravagées par des bandes de pillards et piétinées parles chevaux anglais ? Est-ce la France, ces squelettes vivants qui errent à travers les ruines de leur village, hier encore souriant et tranquille ? Oui, c’est la France, la France malade et blessée, mais non pas morte, certes, car elle ne doit pas mourir, la nation aimée du Christ. La Pucelle pourrait dire à cette terre qui semble heureuse de la porter : « Console-toi, car tu vas refleurir- L’hiver est passé : l’hiver c’était l’invasion et la défaite. Moi je suis le printemps et j’apporte la victoire.»
Un de nos rois, battu et fuyant devant l’ennemi, vint un jour, déguisé en pèlerin, frapper à la porte d’un château, et comme on lui demandait : Qui est là ? «Ouvrez, dit-il, c’est la fortune de la France.» Jeanne aurait pu s’appliquer ce mot. Ouvrez-vous donc, ô villes et villages; ouvrez-vous, châteaux et chaumières ; ouvrez-vous, grands espaces, devant cette enfant qui chevauche par les bois et les guérets, car c’est la fortune de la France qui passe !
Arrivée à Chinon, elle trouve une cour qui s’amuse, une armée désorganisée, des soldats qui ne croient plus à leurs chefs, des chefs qui ne croient plus en eux-mêmes, un roi qui doute de tout, même de ses droits, et qui, en attendant, perd gaiement son royaume. Jeanne s’impatiente. Elle voudrait secouer toutes ces torpeurs. Ouvrez-vous donc, mais ouvrez-vous bien vite, portes du château royal ; ouvrez vos rangs, gentils seigneurs et nobles dames, varlets et damoiseaux ; ouvrez vos cœurs surtout, vous qui pleurez et tremblez, car celle qui vous parle, c’est la grande semeuse d’espérance et de dévouement. Bénie soit celle qui vient au nom du Seigneur !
Elle entre dans la salle du château royal : elle y apporte son ardeur belliqueuse, la jeunesse communicative de son âme, et de l’entrain et de la confiance à en donner à des milliers d’hommes. Elle dit au roi sans hésiter : « Sire, donnez-moi des soldats et la patrie sera bientôt sauvée : patria statim alleviata. »
Il parait que ce texte est un des plus vieux, le plus vieux peut-être où le mot de patrie est appliqué à la France. Certes, l’idée existait avant Jeanne. Nos pères aimaient la « doulce France », puisque, depuis des siècles, ils la chantaient et mouraient pour elle. Mais l’idée était parfois flottante : on hésitait ça et là sur l’identité de la France, comme chez les Bourguignons qui ne savaient pas où la placer, et si elle était avec Charles de Valois ou avec Henri de Lancastre. Or, ce fut la gloire de Jeanne de préciser l’idée, de montrer que la patrie devait être indépendante de l’étranger, et par conséquent qu’elle n’était pas avec le parti anglo-bourguignon, de lui donner enfin son vocable en murmurant la première : patria. Patria ! comme il fait bon de le voir éclore, ce mot béni, sur les lèvres de la libératrice ! Elle devait être le glaive de la patrie, et voici qu elle en est le clairon. Gentil clairon de France, quel son pur, éclatant, il jette à cette aurore de la délivrance ! Il sonne le réveil des énergies, la diane de la résurrection, la fin de nos malheurs, la France aux Français et les Anglais en Angleterre ! »
Pour lire d’autres textes du Père Coubé, cliquez ici.
D’autres textes sur Jeanne d’Arc ici.
D’autres textes sur le thème du patriotisme et de l’amour de la France ici.

J’aime la France, ma Patrie, je veux lui conserver la Foi.
Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus.


Mon Dieu, par les mérites infinis du Cœur de Jésus, accordez à la France des chefs chrétiens, qui accomplissent enfin le vœu du Roi-martyr et lui consacrent cette France que vous aimez toujours.
Daignez répandre sur elle les bénédictions spirituelles et temporelles que vous lui avez promises, dès qu’elle rendrait à ce Cœur infiniment bon et infiniment adorable, avec l’hommage intérieur et privé, l’hommage public et social qui lui est dû à mille titres.
Nous vous en supplions, Seigneur, au nom de sa passion et de sa mort, au nom de son sang très-précieux qui ne cesse de couler pour nous. Ah ! convertissez les pécheurs ; relevez notre patrie ; glorifiez la sainte Église, notre mère ; protégez et consolez son auguste Chef, notre bien-aimé Père.
Ainsi soit-il.
Cœur sacré de Jésus, ayez pitié de la France.
Cœur immaculé de Marie, priez pour la France.
Notre-Dame du Sacré-cœur, priez pour la France.
Notre-Dame de la Salette, priez pour la France.
Notre-Dame de Lourdes, priez pour la France.
Notre-Dame de Pontmain, priez pour la France.
Notre-Dame de France, priez pour la France.
Notre-Dame des Victoires, priez pour la France.
Notre-Dame de Chartres, priez pour la France.
Notre-Dame de Fourvière, priez pour la France.
Notre-Dame de la Garde, priez pour la France.
Notre-Dame de Liesse, priez pour la France.
Notre-Dame de la Treille, priez pour la France.
Notre-Dame de Rocamadour, priez pour la France.
Notre-Dame de la Délivrande, priez pour la France.
Notre-Dame de Boulogne, priez pour la France.
Notre-Dame de Bon-Secours, priez pour la France.
Notre-Dame d’Espérance, priez pour la France.
Saint Michel, antique patron de la France, priez pour la France.
Saint Joseph, patron de l’Église catholique, priez pour la France.
Sainte Anne, mère de Marie, priez pour la France.
Saint Martin, apôtre des Gaules, priez pour la France.
Saint Remi, consécrateur du premier roi très-chrétien, priez pour la France.
Sainte Clotilde, priez pour la France.
Sainte Geneviève, priez pour la France.
Saint Louis, priez pour la France.
Vous tous, anges du Ciel, saints et saintes de Dieu, intercédez pour nous auprès du Cœur très-miséricordieux de Jésus. Ainsi soit-il.

Instaurare omnia in Christ
Instaurer toutes choses dans le Christ
Cœur de Jésus, Sauvez la France !
Il y a 150 ans Notre-Dame apparaissait à Pontmain dans la Mayenne.
Une vidéo de la chaîne Montfort AJPM (le blog est ICI)
Voici quelques documents iconographiques (images pieuses et cartes postales) consacrés à l’Apparition de Pontmain (cliquez pour les agrandir) :




















































Peut-être plus qu’une simple dimension parmi d’autres, la révolution apparaît essentiellement comme une tentative de destruction du Catholicisme et l’ordre révélé.
Le Roi Louis XVI et la Monarchie Française ayant été des victimes collatérales des ennemis de Notre Seigneur.

Quant à la nécessité et à l’opportunité de diriger tous nos efforts contre le rationalisme, nous serions aveugles si nous pouvions avoir le moindre doute à cet égard. D’une part, le rationalisme qui est en lui-même la négation la plus vaste et la plus complète de tout le système révélé, est d’autant plus séduisant qu’il se pique souvent de respecter le principe du spiritualisme ; et, d’autre part, l’organisation du rationalisme est le fait le plus patent et le plus formidable de notre époque.
Une ligue européenne s’est formée, une association universelle s’est établie dans le but avoué de composer un corps d’armée qui puisse résister glorieusement aux doctrines qu’on veut imposer à l’esprit humain de par la révélation ; au sein de notre propre nation, les corps savants, l’histoire, la politique, la littérature, le théâtre, la chanson, le roman, les journaux, les revues, que sais-je ? tout est entré dans cette conspiration immense contre l’ordre surnaturel… le rationalisme est le principe général dont toutes les autres erreurs contemporaines ne sont que des applications diverses. […]

… À la vue de toutes les défaillances intellectuelles et morales de la génération présente, de l’affaiblissement de la raison individuelle et de la raison publique, quelques hommes du siècle, chrétiens respectables et bien intentionnés, se sont pris à croire et à dire que l’Église Catholique n’aurait pas l’intelligence des besoins du temps, que le clergé se montrerait profondément ignorant de l’état actuel de la société laïque, si le christianisme se refusait trop absolument à quelqu’un de ces accommodements, de ces adoucissements, à quelqu’une de ces transactions, de ces complaisances que la disposition générale des esprits réclame. Ai-je besoin de vous le dire, Messieurs, et l’histoire de dix-huit siècles n’est-elle pas là pour nous l’apprendre ? Toutes les condescendances conciliables avec la conservation pleine et entière du dépôt de la foi et des mœurs, l’Église s’y est prêtée partout et toujours dans la proportion où, toutes choses bien considérées, elle l’a jugé plus utile que nuisible à la société chrétienne.
Mais s’il s’agit du christianisme envisagé dans sa doctrine, dans l’affirmation de ses dogmes, dans l’inviolabilité de sa morale naturelle ou révélée, dans les conditions miraculeuses de son établissement divin, dans la sagesse de ses principes de discipline et de gouvernement, dans les règles fondamentales de ses rapports avec les sociétés temporelles, le christianisme, en toutes ces choses, ne pourrait se laisser amoindrir qu’au détriment de l’humanité elle-même. Le roi-prophète nous apprend qu’il n’y a pas de plus grand malheur pour les hommes et pour les sociétés que « la diminution des vérités ». Si les vérités sont sauves, les mœurs même les plus dégradées ne peuvent, manquer de se relever bientôt ; mais si les vérités fléchissent avec les mœurs, celles-ci ne se relèveront plus. Prenons-y garde, Messieurs, et tâchons de déjouer la tactique présente de l’esprit d’erreur et de ténèbres.

Les convulsions violentes, les révolutions profondes qu’ont subies les nations depuis plus de soixante ans, les menaces plus effrayantes encore qu’elles ont entendues, leur ont enfin révélé la provenance du mal et indiqué la nature du remède. Le remède, qui ne le voit désormais ? c’est la religion. Aussi le mot de religion est-il partout. L’éternel ennemi de Dieu et de l’homme l’a compris : empêcher la génération actuelle de se porter vers le christianisme comme vers l’unique moyen de guérison, c’est impossible ; il n’y réussirait pas. Que faire donc ? Eh bien ! il s’efforcera d’affaiblir, de corrompre ce spécifique et d’en neutraliser ainsi la force et la vertu. Quel triomphe, quel succès pour lui si les mains du malade, si celles même du médecin allaient devenir ses complices pour opérer ce mélange et cette falsification ! Supposons qu’en temps d’épidémie le pharmacien de la cité eût la barbarie de couper de moitié eau l’antidote qui aurait besoin de toute sa puissance pour triompher du fléau mortel, cet homme serait-il moins criminel qu’un empoisonneur public ? Or, Messieurs, la société moderne est en proie à un mal terrible qui lui ronge les entrailles et qui peut la précipiter au tombeau. Le contre-poison ne sera efficace que s’il garde toute son énergie ; il sera impuissant s’il est atténué. Ne commettons pas le crime d’obéir aux fantaisies, aux sollicitations même du malade. Le miel aux bords de la coupe, à la bonne heure ; mais que le breuvage conserve toute sa force : sinon, la société périra par cette funeste condescendance.


Et puisque je viens de prononcer ce mot de condescendance, permettez, Messieurs et chers Coopérateurs, que je mette fin à ce long discours par un beau passage du pape saint Gélase. Certains hérétiques avaient demandé à ce pontife qu’il daignât condescendre un peu avec eux, c’est-à-dire qu’il voulût bien, par amour de la paix, par égard pour leur faiblesse, abandonner quelque chose de la rigidité de la doctrine catholique. Or voici comment ce grand homme leur répond dans sa lettre à Euphémien :
« Quand vous prétendez, leur dit-il, que nous devons condescendre avec vous, vous avouez par là même que vous êtes, vous, en train de descendre ou même que vous êtes descendus. Mais, je vous prie, d’où êtes-vous descendus et où êtes-vous descendus ? Sans nul doute, vous êtes descendus d’un rang plus élevé à une situation plus basse, vous avez été ravalés de la communion catholique et apostolique à une communion hérétique et condamnée ; vous le voyez, vous le reconnaissez, et vous ne le niez pas. Or il ne vous suffit pas d’être ainsi tombés et avilis ; mais voyant que nous nous sommes maintenus à un niveau supérieur, vous avez la prétention de nous en faire déchoir, et vous nous invitez à descendre avec vous du sommet où nous sommes au lieu infime où vous êtes. Pour nous, nous croyons plus sensé et plus généreux de vous conjurer de remonter avec nous de bas en haut. »


Messieurs, l’abaissement de toutes choses parmi nous depuis que nous avons quitté les hauteurs où le christianisme nous avait placés, l’abaissement des esprits, l’abaissement des cœurs, l’abaissement des caractères, l’abaissement de la famille, l’abaissement du pouvoir, l’abaissement des sociétés, en deux mots, l’abaissement des hommes et l’abaissement des institutions : c’est ce que tout le monde voit et reconnaît, c’est ce que personne ne nie. Or comment le terme à tant d’abaissements pourrait-il être dans l’abaissement de la vérité, c’est-à-dire du principe qui peut seul imprimer aux hommes et aux institutions un mouvement de réascension ?
Ah ! conjurons bien plutôt à mains jointes, s’il en était besoin, les oracles de la doctrine, de n’avoir jamais la faiblesse de se prêter à aucune complaisance, à aucune réticence ; conjurons-les de nous dire à l’avenir « toute la vérité », la vérité qui sauve les individus et la vérité qui sauve les nations. La condescendance serait désormais la consommation de notre ruine. Loin donc de demander à l’Église de Jésus-Christ de descendre avec nous, demandons-lui de rester où elle est, et de nous tendre la main afin que nous remontions avec elle de la région basse et agitée où nous sommes descendus et où nous sommes en voie de descendre encore davantage, à la région haute et sereine où elle fait habiter les âmes et les peuples qui lui sont fidèles.
Ainsi soit-il.

La blessure du Cœur de Jésus nous apprend à demander sans cesse que nos cœurs soient percés par la lance de la Charité. La plaie du côté qui est la plaie du Cœur, nous fait donc connaître la Charité si affectueuse de Jésus-Christ, Charité qui donne un lustre ineffable à toutes ses actions, à toutes ses paroles, à toutes ses souffrances, et les remplit d’une indicible suavité (Lansperge Le Chartreux.)
PRIÈRE. – Mon Dieu, mon unique bien, vous êtes tout pour moi, que je sois tout pour vous.
RÉSOLUTION. – Redoubler d’amour pour le Cœur de Jésus.

Image N°391 de la Maison Bouasse à Paris. Début XXe siècle.