Drapeau « Cœur Sacré de Jésus Espoir et Salut de la France »

Drapeau National Cœur Sacré de Jésus espoir et salut de la France

Drapeau National du Sacré Cœur.
Époque première guerre mondiale. Franges et broderies en fil de cuivre.

Cœur Sacré de Jésus
Espoir et Salut de la France

Perles de la Dévotion au Cœur de Jésus : Associations en l’Honneur du Cœur de Jésus (1)

I. Désir De N.S.P. Le Pape

« Le Saint Père souhaite très vivement que les jeunes gens fassent partie de ces sociétés que l’on appelle les pieuses Associations ou Confréries du Sacré Cœur de Jésus. Elles sont formées en effet par cette légion de jeunes gens d’élite qui, après s’être fait inscrire librement, se réunissent dans les chapelles, dans les églises ou dans les oratoires de leurs collèges, et là, sous la conduite d’un prêtre, accomplissent avec dévotion quelques exercices en l’honneur du Sacré-Cœur de Jésus. Si le Divin Rédempteur accueille avec plaisir tout témoignage de piété et de respect que ses fidèles lui offrent, il Lui est assurément très agréable celui que lui offre le cœur d’un jeune homme. Mais il nous est impossible d’exprimer combien cet acte de piété sera utile à la jeunesse elle-même. Car la contemplation fréquente du divin Cœur et la connaissance plus approfondie de ses vertus et de son amour ineffable doit nécessairement réprimer les passions ardentes des jeunes gens et leur fournir un nouveau stimulant pour la pratique de la vertu. »

Lettre du Card. Mazzella, préfet de la S. Congrégation des Rites. —21 juillet 1899.

Scapulaire apostolat de la prière Sacré-Cœur

Scapulaire de l’Apostolat du Cœur de Jésus.

II. Apostolat de la Prière

« L’Apostolat de la Prière n’est autre chose que la dévotion
au Sacré-Cœur mise en pratique. » R, P. Ramiere.

Cette Œuvre est une ligue de zèle et de prières en union avec le Cœur de Jésus. Elle se nomme Apostolat, parce qu’elle a pour but de faire, de tous les Chrétiens, de vrais apôtres, dévoués à la gloire divine et au salut des âmes. C’est l’Apostolat de la Prière, car la prière est le moyen, non pas unique mais principal, qu’elle met en œuvre, moyen facile et universel renfermant, outre les prières proprement dites, les œuvres et les souffrances, offertes chaque jour au divin Cœur. Enfin c’est la Ligue du Cœur de Jésus parce que sa mission officielle est de propager le culte du Sacré Cœur dans le monde (Léon XIII, 24 mai 1879) et d’établir son règne dans les sociétés. Aussi sa devise est : « Que votre règne arrive ! Son insigne : Le scapulaire du Sacré Cœur (Pie IX, 14 juin 1877).

Trois pratiques forment dans l’Apostolat trois degrés à chacun desquels répond une série d’indulgences :

Le premier degré comprend tous les fidèles inscrits dans un centre quelconque de l’Apostolat et muni d’un billet d’admission, qui, chaque matin offrent à Dieu leur journée aux intentions du Cœur de Jésus. Ils se servent habituellement de la formule suivante : « Divin Cœur de Jésus, je vous consacre ma journée et je vous l’offre par le Cœur Immaculé de Marie en réparation de nos offenses et à toutes les intentions pour lesquelles vous vous immolez sur nos autels. »

« II me semble, dit la Bienheureuse Marguerite-Marie, que la seule offrande de nos actions leur donnera plus de mérite et d’agrément devant Dieu que tout ce que nous pourrions faire en tout le reste sans cette application. »

Le deuxième degré est formé de ceux qui ont accepté en outre, d’offrir chaque jour à la Très Sainte Vierge un Pater et dix Ave Maria aux intentions de l’Apostolat. Ces intentions bénies par le Pape sont indiquées chaque mois dans les organes de l’Œuvre : Messager du Cœur de Jésus et Messager du Cœur de Marie.

Enfin le troisième degré renferme tous les Associés qui acceptent de faire la communion réparatrice hebdomadaire ou mensuelle aux mêmes intentions apostoliques. Ils se proposent aussi de consoler le Cœur de Jésus et de détourner les fléaux de la divine colère par cette communion perpétuelle et vraiment réparatrice.

Cette Œuvre approuvée un grand nombre de fois par Pie IX et Léon XIII, a été bénie, encouragée et propagée par presque tous les évêques du monde entier.

Les principaux avantages sont : « 1° de nombreuses indulgences plénières propres à l’Œuvre et de nombreuses indulgences partielles ; 2° un titre particulier aux promesses du Sacré Cœur ; 3° une participation spéciale aux prières, pénitences, messes, communions de presque tous les Instituts religieux. »

Extrait de : Perles de la Dévotion au Cœur de Jésus, 1902.

Prière de Saint Louis pour le Salut de la France

Prière de Saint Louis et Notre-Dame de Salut

PRIÈRE DE SAINT LOUIS

À réciter chaque jour
POUR LE SALUT DE LA FRANCE

Dieu tout-puissant et éternel, qui avez constitué la nation française pour être l’instrument de vos divines volontés sur la terre, le glaive et le bouclier de notre Mère la Sainte Église, nous vous prions de montrer aux Français ce qu’ils doivent faire pour réaliser votre règne en ce monde afin que l’ayant en vue ils se dévouent à l’accomplir à force de Charité, de courage et de persévérance.
Nous vous en prions par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

Notre-Dame de Salut, Priez pour nous et
sauvez la France !

Prière à Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, Patronne de la France

Prière pour la France de Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus

300 j. ind .- Imprim. 2 juil. 1944, Card. Suhard.

O Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus qui, par votre zèle apostolique, avez mérité d’être proclamée Patronne spéciale de la France avec sa libératrice Sainte Jeanne d’Arc, usez de votre puissance d’intercession près du Sauveur Miséricordieux et de la Vierge Immaculée, Reine de France, afin que votre Patrie bien-aimée revienne à ses traditions séculaires de foi rayonnante. Obtenez-lui d’agir à nouveau et jusqu’à la fin des temps, en « Nation prédestinée, Fille Aînée de l’Église. »

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus,
Patronne de la France,
Priez Pour Nous.

Acte de consécration au Cœur Immaculé de Marie par Saint Louis-Marie Grignion de Montfort

Acte de consécration au Cœur Immaculé de Marie par Louis-Marie de Montfort
Saint Louis-Marie Grignion de Montfort (1673-1716).

Prière à Sainte Jeanne d’Arc

Image pieuse prière à Sainte Jeanne d'Arc

Image pieuse de la Maison Bonamy, années 1940.

PRIÈRE À SAINTE JEANNE D’ARC

O Sainte Jeanne d’Arc, nous implorons votre puissant secours pour notre chère Patrie et nous vous demandons une spéciale protection pour la jeunesse de France.
Priez pour ces âmes d’enfants si exposées à l’immense danger de perdre la foi ou de ne pas connaître Dieu.
Que par votre intercession tous les efforts généreux tentés en faveur de l’enfance soient couronnés de succès, et qu’avec les nouvelles générations, la France revoie encore les beaux jours de sa fidélité à Dieu et à la Sainte Église.

Ainsi soit-il !

Retrouvez d’autres images et textes concernant Jeanne d’Arc ici.

Espoir et Salut de la France

Insigne Espoir et Salut de la France

Dessin original tel qu’on le trouve sur les insignes et vignettes datant de la fin du XIXe siècle et du début du XXe (notamment pendant la première guerre mondiale).

Durant cette période la dévotion au Cœur Sacré de Notre Seigneur Jésus était très intense et explique en partie le regain de vigueur que connu le catholicisme dans la France d’alors.

Grande Piété populaire, nombreuses constructions d’églises et de chapelles, vocations religieuses à foison, créations d’écoles et de pensionnats religieux… Si nous pouvions retrouver une telle vitalité de la Foi, la face de notre Pays en serait changée pour le meilleur.

Donc proclamons plus que jamais :

Sacré-Cœur de Jésus Espoir et Salut de la France.

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Prière et Litanies pour la France

La Prière pour la France – Jeanne d’Arc au bûcher par Maxime Réal del Sarte.


Mon Dieu, par les mérites infinis du Cœur de Jésus, accordez à la France des chefs chrétiens, qui accomplissent enfin le vœu du Roi-martyr et lui consacrent cette France que vous aimez toujours.
Daignez répandre sur elle les bénédictions spirituelles et temporelles que vous lui avez promises, dès qu’elle rendrait à ce Cœur infiniment bon et infiniment adorable, avec l’hommage intérieur et privé, l’hommage public et social qui lui est dû à mille titres.
Nous vous en supplions, Seigneur, au nom de sa passion et de sa mort, au nom de son sang très-précieux qui ne cesse de couler pour nous. Ah ! convertissez les pécheurs ; relevez notre patrie ; glorifiez la sainte Église, notre mère ; protégez et consolez son auguste Chef, notre bien-aimé Père.
Ainsi soit-il.

Cœur sacré de Jésus, ayez pitié de la France.
Cœur immaculé de Marie, priez pour la France.
Notre-Dame du Sacré-cœur, priez pour la France.
Notre-Dame de la Salette, priez pour la France.
Notre-Dame de Lourdes, priez pour la France.
Notre-Dame de Pontmain, priez pour la France.
Notre-Dame de France, priez pour la France.
Notre-Dame des Victoires, priez pour la France.
Notre-Dame de Chartres, priez pour la France.
Notre-Dame de Fourvière, priez pour la France.
Notre-Dame de la Garde, priez pour la France.
Notre-Dame de Liesse, priez pour la France.
Notre-Dame de la Treille, priez pour la France.
Notre-Dame de Rocamadour, priez pour la France.
Notre-Dame de la Délivrande, priez pour la France.
Notre-Dame de Boulogne, priez pour la France.
Notre-Dame de Bon-Secours, priez pour la France.
Notre-Dame d’Espérance, priez pour la France.
Saint Michel, antique patron de la France, priez pour la France.
Saint Joseph, patron de l’Église catholique, priez pour la France.
Sainte Anne, mère de Marie, priez pour la France.
Saint Martin, apôtre des Gaules, priez pour la France.
Saint Remi, consécrateur du premier roi très-chrétien, priez pour la France.
Sainte Clotilde, priez pour la France.
Sainte Geneviève, priez pour la France.
Saint Louis, priez pour la France.
Vous tous, anges du Ciel, saints et saintes de Dieu, intercédez pour nous auprès du Cœur très-miséricordieux de Jésus. Ainsi soit-il.

Extrait de : Un Nouveau Mois du Sacré-Cœur, par le Père Victor Alet (S.J.), 1874.

Instaurare omnia in Christ
Instaurer toutes choses dans le Christ
Cœur de Jésus, Sauvez la France !

17 Janvier 1871, Apparition Mariale À Pontmain

Il y a 150 ans Notre-Dame apparaissait à Pontmain dans la Mayenne.

Une vidéo de la chaîne Montfort AJPM (le blog est ICI)


Voici quelques documents iconographiques (images pieuses et cartes postales) consacrés à l’Apparition de Pontmain (cliquez pour les agrandir) :

L’Apparition, La Grange, Les Voyants

Notre-Dame de Pontmain, Protectrice de la France

Notre-Dame de Pontmain, Priez Pour Nous

MAIS PRIEZ MES ENFANTS, DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS
MON FILS SE LAISSE TOUCHER


Notre Dame de Pontmain, 17 janvier 1871.

La Dimension Antichrétienne de la Révolution – Xavier Martin

Peut-être plus qu’une simple dimension parmi d’autres, la révolution apparaît essentiellement comme une tentative de destruction du Catholicisme et l’ordre révélé.
Le Roi Louis XVI et la Monarchie Française ayant été des victimes collatérales des ennemis de Notre Seigneur.

Revenir Au « Vrai » Catholicisme Pour Relever Une France Vouée À La Ruine

Jésus est la voie la vérité et la vie

Je suis la Voie la Vérité et la Vie.
Heureux celui qui tient la route où ma voix le convie !
Partout sur ses pas il trouve un jour sans nuit.

Quant à la nécessité et à l’opportunité de diriger tous nos efforts contre le rationalisme, nous serions aveugles si nous pouvions avoir le moindre doute à cet égard. D’une part, le rationalisme qui est en lui-même la négation la plus vaste et la plus complète de tout le système révélé, est d’autant plus séduisant qu’il se pique souvent de respecter le principe du spiritualisme ; et, d’autre part, l’organisation du rationalisme est le fait le plus patent et le plus formidable de notre époque.

Une ligue européenne s’est formée, une association universelle s’est établie dans le but avoué de composer un corps d’armée qui puisse résister glorieusement aux doctrines qu’on veut imposer à l’esprit humain de par la révélation ; au sein de notre propre nation, les corps savants, l’histoire, la politique, la littérature, le théâtre, la chanson, le roman, les journaux, les revues, que sais-je ? tout est entré dans cette conspiration immense contre l’ordre surnaturel… le rationalisme est le principe général dont toutes les autres erreurs contemporaines ne sont que des applications diverses. […]

Les hommes passent la vérité du Seigneur Jésus demeure

Les hommes passent, la vérité du Seigneur Jésus demeure éternellement.

… À la vue de toutes les défaillances intellectuelles et morales de la génération présente, de l’affaiblissement de la raison individuelle et de la raison publique, quelques hommes du siècle, chrétiens respectables et bien intentionnés, se sont pris à croire et à dire que l’Église Catholique n’aurait pas l’intelligence des besoins du temps, que le clergé se montrerait profondément ignorant de l’état actuel de la société laïque, si le christianisme se refusait trop absolument à quelqu’un de ces accommodements, de ces adoucissements, à quelqu’une de ces transactions, de ces complaisances que la disposition générale des esprits réclame. Ai-je besoin de vous le dire, Messieurs, et l’histoire de dix-huit siècles n’est-elle pas là pour nous l’apprendre ? Toutes les condescendances conciliables avec la conservation pleine et entière du dépôt de la foi et des mœurs, l’Église s’y est prêtée partout et toujours dans la proportion où, toutes choses bien considérées, elle l’a jugé plus utile que nuisible à la société chrétienne.

Mais s’il s’agit du christianisme envisagé dans sa doctrine, dans l’affirmation de ses dogmes, dans l’inviolabilité de sa morale naturelle ou révélée, dans les conditions miraculeuses de son établissement divin, dans la sagesse de ses principes de discipline et de gouvernement, dans les règles fondamentales de ses rapports avec les sociétés temporelles, le christianisme, en toutes ces choses, ne pourrait se laisser amoindrir qu’au détriment de l’humanité elle-même. Le roi-prophète nous apprend qu’il n’y a pas de plus grand malheur pour les hommes et pour les sociétés que « la diminution des vérités ». Si les vérités sont sauves, les mœurs même les plus dégradées ne peuvent, manquer de se relever bientôt ; mais si les vérités fléchissent avec les mœurs, celles-ci ne se relèveront plus. Prenons-y garde, Messieurs, et tâchons de déjouer la tactique présente de l’esprit d’erreur et de ténèbres.

Jésus Lumière du monde Voie, Vérité, Vie

Jésus Lumière du monde Voie, Vérité, Vie.

Les convulsions violentes, les révolutions profondes qu’ont subies les nations depuis plus de soixante ans, les menaces plus effrayantes encore qu’elles ont entendues, leur ont enfin révélé la provenance du mal et indiqué la nature du remède. Le remède, qui ne le voit désormais ? c’est la religion. Aussi le mot de religion est-il partout. L’éternel ennemi de Dieu et de l’homme l’a compris : empêcher la génération actuelle de se porter vers le christianisme comme vers l’unique moyen de guérison, c’est impossible ; il n’y réussirait pas. Que faire donc ? Eh bien ! il s’efforcera d’affaiblir, de corrompre ce spécifique et d’en neutraliser ainsi la force et la vertu. Quel triomphe, quel succès pour lui si les mains du malade, si celles même du médecin allaient devenir ses complices pour opérer ce mélange et cette falsification ! Supposons qu’en temps d’épidémie le pharmacien de la cité eût la barbarie de couper de moitié eau l’antidote qui aurait besoin de toute sa puissance pour triompher du fléau mortel, cet homme serait-il moins criminel qu’un empoisonneur public ? Or, Messieurs, la société moderne est en proie à un mal terrible qui lui ronge les entrailles et qui peut la précipiter au tombeau. Le contre-poison ne sera efficace que s’il garde toute son énergie ; il sera impuissant s’il est atténué. Ne commettons pas le crime d’obéir aux fantaisies, aux sollicitations même du malade. Le miel aux bords de la coupe, à la bonne heure ; mais que le breuvage conserve toute sa force : sinon, la société périra par cette funeste condescendance.

Et puisque je viens de prononcer ce mot de condescendance, permettez, Messieurs et chers Coopérateurs, que je mette fin à ce long discours par un beau passage du pape saint Gélase. Certains hérétiques avaient demandé à ce pontife qu’il daignât condescendre un peu avec eux, c’est-à-dire qu’il voulût bien, par amour de la paix, par égard pour leur faiblesse, abandonner quelque chose de la rigidité de la doctrine catholique. Or voici comment ce grand homme leur répond dans sa lettre à Euphémien :

« Quand vous prétendez, leur dit-il, que nous devons condescendre avec vous, vous avouez par là même que vous êtes, vous, en train de descendre ou même que vous êtes descendus. Mais, je vous prie, d’où êtes-vous descendus et où êtes-vous descendus ? Sans nul doute, vous êtes descendus d’un rang plus élevé à une situation plus basse, vous avez été ravalés de la communion catholique et apostolique à une communion hérétique et condamnée ; vous le voyez, vous le reconnaissez, et vous ne le niez pas. Or il ne vous suffit pas d’être ainsi tombés et avilis ; mais voyant que nous nous sommes maintenus à un niveau supérieur, vous avez la prétention de nous en faire déchoir, et vous nous invitez à descendre avec vous du sommet où nous sommes au lieu infime où vous êtes. Pour nous, nous croyons plus sensé et plus généreux de vous conjurer de remonter avec nous de bas en haut. »

Messieurs, l’abaissement de toutes choses parmi nous depuis que nous avons quitté les hauteurs où le christianisme nous avait placés, l’abaissement des esprits, l’abaissement des cœurs, l’abaissement des caractères, l’abaissement de la famille, l’abaissement du pouvoir, l’abaissement des sociétés, en deux mots, l’abaissement des hommes et l’abaissement des institutions : c’est ce que tout le monde voit et reconnaît, c’est ce que personne ne nie. Or comment le terme à tant d’abaissements pourrait-il être dans l’abaissement de la vérité, c’est-à-dire du principe qui peut seul imprimer aux hommes et aux institutions un mouvement de réascension ?

Ah ! conjurons bien plutôt à mains jointes, s’il en était besoin, les oracles de la doctrine, de n’avoir jamais la faiblesse de se prêter à aucune complaisance, à aucune réticence ; conjurons-les de nous dire à l’avenir « toute la vérité », la vérité qui sauve les individus et la vérité qui sauve les nations. La condescendance serait désormais la consommation de notre ruine. Loin donc de demander à l’Église de Jésus-Christ de descendre avec nous, demandons-lui de rester où elle est, et de nous tendre la main afin que nous remontions avec elle de la région basse et agitée où nous sommes descendus et où nous sommes en voie de descendre encore davantage, à la région haute et sereine où elle fait habiter les âmes et les peuples qui lui sont fidèles.
Ainsi soit-il.

Extrait de : Entretiens avec le Clergé pendant les exercices de retraite et du Ve synode diocésain, Juillet 1858, par le Cardinal Louis-Édouard Pie.

Pensées sur le Sacré-Cœur de Jésus Pour Tous les Jours de l’Année : 15 Janvier

Cœur de Jésus fournaise ardente de charité embrasez-nous
Cœur de Jésus, Fournaise ardente de Charité, Embrasez-nous !

15 Janvier – SAINT PAUL DE THÈBES, premier ermite.

La blessure du Cœur de Jésus nous apprend à demander sans cesse que nos cœurs soient percés par la lance de la Charité. La plaie du côté qui est la plaie du Cœur, nous fait donc connaître la Charité si affectueuse de Jésus-Christ, Charité qui donne un lustre ineffable à toutes ses actions, à toutes ses paroles, à toutes ses souffrances, et les remplit d’une indicible suavité (Lansperge Le Chartreux.)

PRIÈRE. – Mon Dieu, mon unique bien, vous êtes tout pour moi, que je sois tout pour vous.

RÉSOLUTION. – Redoubler d’amour pour le Cœur de Jésus.

Extrait de : Pensées sur le Sacré-Cœur de Jésus Pour Tous les Jours de l’Année, auteur inconnu, 1901.

Cœur de Jésus source de charité parfaite

Image N°391 de la Maison Bouasse à Paris. Début XXe siècle.

Cœur de Jésus, Source de Charité parfaite,
Ayez pitié de nous.