
Tout peut nous manquer, Dieu ne nous manquera jamais.
Père Frédérick William Faber (1814-1863).
LA FRANCE CHRÉTIENNE RENAÎTRA !
Parce qu'elle n'est ni laïque, ni républicaine, la seule vraie France, la France Chrétienne renaîtra !

Tout peut nous manquer, Dieu ne nous manquera jamais.
Père Frédérick William Faber (1814-1863).

Ce Dieu d’amour qui nous a donné son Cœur, comment avec son Cœur ne nous aurait-il pas donné toutes choses ? Que peut-on refuser, quand on donne le Cœur ? N’est-ce pas le gage assuré de toutes les autres faveurs ?
En effet, le Cœur de Jésus est la source de toutes les grâces ; il en est le principe, il en est le trésor, il en est le comble.
C’est de cette source divine que sont sorties toutes les grâces d’expiation, de réconciliation et de sanctification. L’Église elle-même, formée dans cette source toute céleste, a reçu le dépôt de vos grâces, ô Divin Époux ! et en communique les trésors à ses enfants. Vous lui avez donné dans l’eau et le sang sortis avec elle de votre Sacré-Cœur, une fécondité qui s’étendra jusqu’à la fin des siècles.
Voilà donc deux principes de vie sortis du Cœur de Jésus : l’un, offert à tous les hommes dans le sacrement de Baptême ; l’autre, préparé à tous les pécheurs dans le sacrement de Pénitence ; et, dans l’un et dans l’autre la source la plus abondante de tous les biens, nous les trouvons tous dans ce Cœur si tendre pour nos besoins, si sensible à nos maux, si zélé pour nos intérêts, si fécond en merveilles, si prodigue en faveur et en bénédiction ; nous les trouvons dans ce Cœur ouvert à tous, aux faibles comme leur retraite, aux pécheurs comme leur refuge, aux affligés comme leur asile ; dans ce Cœur toujours prêt à nous recevoir dans son intérieur, à nous mettre à couvert dans sa plaie, à nous communiquer tout à la fois et les célestes ardeurs qui embrasent, et les eaux salutaires qui désaltèrent, et tous les biens qui nous préparent à la possession du souverain bien.
O bonté ineffable d’un Dieu ! O libéralité infinie de son Cœur ! Mais comment les ai-je reçues, ces grâces, ou plutôt quel abus n’en ai-je pas fait ? Quelles résistances ne leur ai-je pas opposées ? Depuis combien de temps, charitable Sauveur, votre Cœur n’est-il pas à la porte du mien, sans pouvoir y trouver entrée ? Depuis combien de temps ne me presse-t-il pas de me détacher du monde… de rompre cette liaison… d’éviter cette occasion… de sortir enfin de cette vie tiède et négligente où je languis ?… surtout de faire tel sacrifice que je lui refuse, et auquel peut-être est attaché mon salut ?… et je diffère, je balance, je résiste toujours !…
Cœur de Jésus, vous ne vous rebutez pas de mes résistances. Enfin, vous aillez trouver en moi un cœur plus attentif à votre voix, plus facile à vos invitations, plus reconnaissant de vos bienfaits, plus généreux à vous offrir les sacrifices que vous exigez de lui.
O Cœur sacré, source inépuisable de bonté, de clémence, de miséricorde ! Trésor incomparable de grâces, de sainteté, de lumière, épanchez-vous dans mon cœur ; faites-y couler vos grâces, votre lumière, tous vos dons. J’ai recours à vous, recevez-moi. Recevez cet infidèle, il ne le sera plus.